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Où en est on face à Ebola ?

La maladie d'Ebola est causée par un virus qui provoque des fièvres hémorragiques. En Octobre 2014, les pays qui présentent la plus forte prévalence de cas sont le Libéria, la Guinée, la République démocratique du Congo et la Sierra Leone. Cette épidémie a commencé l'année dernière et a d'abord été documentée en Mars 2014 par l'OMS. Pour que le virus Ebola infecte une personne, il doit entrer en contact direct avec les muqueuses ou les plaies de la peau par le biais de vomi, de sang ou de selles d'une personne infectée. L'infection peut également se produire par contact avec des animaux sauvages qui sont préparés et ingérés par les chasseurs. Les professionnels de santé qui soignent des patients infectés courent un risque élevé de contracter la maladie.
Le taux de mortalité dû au virus Ebola est très élevé et la mortalité observée est de 70 à 90% des personnes touchées. La période d'incubation est habituellement 21 jours. Les premiers symptômes apparaissant 8-10 jours après l'infection clinique. Le tableau clinique initial est généralement semblable à une maladie grippale (fièvre soudaine, frissons, anorexie, maux de tête, mal de dos). Après quelques jours, des douleurs abdominales, des vomissements, de la diarrhée et une éruption cutanée atypique (jour 5 à 7) peuvent survenir. A la fin de la maladie, des saignements peuvent se manifester. Ces manifestations hémorragiques n'apparaissent pas toujours. Les saignements importants entraînant un choc et la mort sont seulement observés durant les derniers stades de la maladie.
Il n'y a actuellement pas de traitement validé pour la maladie d'Ebola, et bien que les vaccins soient en cours d'élaboration, il faudra encore quelques mois avant de pouvoir les distribuer.
Compte tenu de la propagation actuelle de l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest, la recherche de médicaments et de vaccins bat son plein. Un vaccin inhalable, sur lequel des chercheurs américains ont travaillé pendant sept ans, donne des raisons d’espérer après une étude préclinique. Les premiers tests, réalisés sur des primates, montrent une baisse significative de la mortalité. La vaccination par inhalation a été choisie car elle est plus facile et moins coûteuse que la distribution de seringues avec les contraintes de sécurité inhérentes à l’application et la mise au rebut.
Dans le cadre d’un essai de phase 1, c’est-à-dire sur un petit groupe de moins de 100 sujets humains permettant de juger de l’innocuité, tous les participants ont produit des anticorps en l’espace de quatre semaines et n’ont présenté aucun effet secondaire majeur (2 cas ont eu une légère fièvre dans les 24 heures suivant l’injection. Des essais de plus grande envergure sont prévus dans un avenir proche, également en Afrique de l’Ouest, ont annoncé les chercheurs. Il faudra cependant plusieurs mois avant que l’utilisation à grande échelle du vaccin ne soit possible.
4 traitements et 2 vaccins sont actuellement en test dans les monde. Ces avancées donnent de l’espoir dans la lutte contre le virus Ebola. En parallèle, la rapide mise à l’épreuve de ces nouveaux médicaments pose des problèmes pour les politiques de santé et l’éthique de la recherche. En pleine crise, des traitements expérimentaux qui n’ont jamais été évalués chez l’homme ont la faveur des médias, des professionnels et du public. Mais quel en est l’efficacité, l’innocuité, la posologie ? Qui devra bénéficier des accès prioritaires ?
En France, des mesures de prévention et de sensibilisation des professionnels de santé sont effectives. De plus, la surveillance des voyageurs revenant des zones à risques ainsi qu’une information en cas d’apparition de symptômes dans le 3 semaines suivant leur voyage, vient compléter le dispositif. Des informations supplémentaires sont mis à disposition sur le site du gouvernement : http://ebola.sante.gouv.fr/

Pour en savoir plus :

Dr Xavier MOSNIER-THOUMAS

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